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Les femmes dans l’art (2/2) : du 19 au 20ème

Longtemps, devenir artiste lorsque l’on était une femme impliquait de se confronter aux préjugés moraux, aux restrictions de l’enseignement artistique, et à la domination masculine. Avec cette conférence, Alexis Drahos poursuit l’exploration de cette face « féminine » de l’art où l'on trouve de grandes figures qui nous sont parfois totalement inconnues.

Marie Cassat (1844 – 1926) est née en Pennsylvanie, dans un milieu très aisé. Elle s'installe à Paris en 1873. Elle a produit un certain nombre de toiles où l'influence de Manet est perceptible, dans « Après la corrida » par exemple. Elle s'inspire des conceptions artistiques de Degas et participe, sur ses conseils, à des expositions impressionnistes.

 

 

Elle participe de la diffusion de l'impressionnisme aux Etats-Unis. Dans les années 1880, elle est influencée, comme beaucoup d'autres peintres, par les estampes japonaises dont elle imite le style dans certains tableaux. Elle travaille sur l'asymétrie par exemple dans « La promenade en barque » et le cadrage dans « Petite fille dans un fauteuil bleu ». Le thème principal de son œuvre, à partir des années 90 est la maternité. Les portraits de femmes et d'enfants représentent l'essentiel de sa production, par exemple « Mère et enfant sur fond vert ou Maternité ».

Camille Claudel (1864 - 1943) reçoit ses premières leçons de sculpture d’Alfred Boucher. L’amitié de ce dernier avec Rodin l’amène à lui confier sa jeune élève. Les premières œuvres que Camille Claudel montre à Rodin lui font forte impression, notamment « Paul à 13 ans ». S’il reconnaît immédiatement le talent de la jeune femme, il en tombe également amoureux jusqu’à la fin cette passion partagée marquée par le refus de Rodin de quitter Rose Beuret, son épouse. Au début des années 1890, elle réalise des portraits où transparaissent ses interrogations sur l’être humain et la destinée notamment « Clotho ». Clotho est l’une des Parques, celle qui file l’existence avant que son fil ne soit coupé. Si cette représentation de la vieillesse et du temps reflète ses tourments, elle est aussi une allusion à Rose Beuret. Elle produit aussi « L’Âge mûr ». A ce moment là, elle maîtrise parfaitement ses moyens et connaît un début de reconnaissance officielle. Cette œuvre témoigne du déchirant abandon de Rodin. La seconde version intensifie le drame : l’homme tourne le dos à la jeune femme implorante dont il a lâché la main, emmené par une vieille femme qui est aussi une figure du Temps. Cette sculpture représente le moment où l’Homme vieillissant est irrémédiablement arraché à l’amour, la jeunesse et la vie. La grande tension dramatique qui orchestre les relations entre les figures exprime avec force le caractère tragique de la condition et de la destinée humaines, la confrontation à la fuite inexorable du temps et la succession des âges de la vie. En novembre 1898, la commande d’un bronze de l’Âge mûr par l'État est envisagée mais ne sera jamais confirmée. Camille Claudel, convaincue que Rodin est la cause de ses problèmes, quitte la Société Nationale des Beaux-Arts en 1900. Le 10 mars 1913, elle est internée à la demande de sa famille à l’hôpital de Ville-Evrard. En septembre 1914, elle est transférée à l'asile de Montdevergues à Montfavet dans le Vaucluse où elle décèdera en 1943. Elle est inhumée au cimetière de Montfavet dans une tombe provisoire avant que sa dépouille ne soit transférée, dix ans plus tard, dans une fosse commune. 

Clémentine-Hélène Dufeau (1869-1937) est aujourd’hui tombée dans l’oubli. Peintre et féministe, elle a construit une œuvre marquée par sa diversité (décoration, affiches, décoration du hall du grand amphi de la sorbonne avec des panneaux évoquant les Sciences, portraits, etc.). Edmond Rostand la choisit pour décorer sa demeure. C’est ainsi que de 1906 à 1912, elle travaille à la villa Arnaga (Cambo-les-bains) où elle réalise également des portraits de la famille notamment celui de Maurice Rostand. Son travail n’a pas cessé d’évoluer. Alors que ses débuts se placent sous le signe du réalisme, rapidement ses peintures s’éloignent de l’académisme pour se tourner vers le symbolisme.

Romaine Brooks (1874-1970) est née à Rome dans un famille américaine, délaissée par sa mère elle vit en Europe. De 1896 à 1899, elle étudie la peinture en Italie, avant d'installer son atelier sur l'île de Capri. Avec la mort de son frère et, peu après, de sa mère, elle hérite d'une fortune colossale qui lui assure un avenir confortable. Proche des symbolistes. Elle ne tient pas compte des courants de son temps comme le fauvisme, le cubisme etc. En 1905, elle part vivre à Paris, où elle gravite dans les cercles littéraires, artistiques et homosexuels. En 1910, elle commence à peindre les portraits grandeur nature pour lesquels elle est célèbre, « La vénus triste (Ida Rubinstein) » par exemple. Vers 1915, elle rencontre Natalie Clifford Barney, qui sera sa compagne pendant 50 ans et dont elle réalise le portrait, intitulé « L'Amazone ». Ses tableaux sont reconnaissables à leurs couleurs sombres et fades et contiennent une image ou un symbole en lien étroit avec leur sujet ; dans « L'Amazone », la jeune femme, cavalière émérite, est représentée en compagnie d'un cheval miniature. Les tableaux que peint Romaine Brooks, essentiellement des portraits de mondains, privilégient une vaste palette de gris, à laquelle vient s'ajouter parfois une touche de couleur vive, procédé qui rappelle l'œuvre de Whistler. Sa carrière atteint son apogée en 1925. À partir des années 1930, son travail tombe dans l'oubli.

Gabrielle Münter (1877-1962), co-fondatrice du Cavalier Bleu (Blaue Reiter), compte parmi les femmes artistes les plus éminentes de l’expressionnisme allemand. Dans un monde artistique dominé par les hommes, elle a créé une œuvre personnelle qui s’étend sur six décennies. Si son nom reste souvent associé à celui de Kandinsky, qui fut son compagnon, elle n’a jamais cessé de se renouveler — maitrisant un grand nombre de techniques, la gravure par exemple avec « Kandinsky à l'harmonium » — et laisse une œuvre foisonnante. Son tableau « Une femme écrivant en pyjama », où la ligne noire épaisse est remplacée par une ligne rose fine est une véritable synthèse entre le dessin et la peinture. Elle produit deux tableaux remarquables le « Portrait de Marianne Von Werfkin » illustrant son travail sur les couleurs et la simplification des formes et « Nature morte dans le tramway » témoignant de ses recherches sur la composition et de cadrage. Elle porte également une attention particulière aux dessins d’enfants qu’elle n’hésite pas à transposer en tableaux. Après 1945, Münter réapparaît comme la « dernière survivante » du Blaue Reiter. Cette histoire présentée comme héroïque omet ses ambiguïtés sous le régime nazi et notamment sa participation à des expositions officielles du 3ème Reich.

Paula Moderson-Becker (1876 – 1907) est une figure singulière de l’expressionnisme allemand. Elle a laissé derrière elle une œuvre importante. Fascinée par la peinture de Paul Cézanne, elle a cultivé durant sa carrière un style entre cubisme et expressionnisme. Paysages, natures mortes, portraits de paysannes et d’enfants composent son œuvre. Sa singularité réside dans ses autoportraits, transgressifs à l’époque, où elle se représente nue et même enceinte. La maternité est un de ses sujets de prédilection. Elle débarrasse ce thème récurrent de l’histoire de l’art de toute idéalisation, préférant traiter ses sujets avec un grand réalisme. Elle a peint l’animalité de l’accouchement, de l’allaitement, du rapport entre une femme et un nouveau-né. Elle meurt à 31 ans lors d’un accouchement.

Torsita do Amaral (1886-1973) a créé une œuvre originale puisant dans les imaginaires indigéniste, populaire et moderne de son pays, le Brésil. À Paris, dans les années 1920, elle met son univers iconographique à l’épreuve du cubisme et du primitivisme, avant d’initier, à São Paulo, le mouvement « anthropophagique », prônant la « dévoration », par les Brésiliens, des cultures étrangères et colonisatrices, comme forme à la fois d’assimilation et de résistance. Elle repousse les limites de la figuration, distillant dans sa peinture colorée toutes sortes de formes étranges aux lignes courbes, qui confèrent à son œuvre une dimension irréelle, presque surréaliste comme « A Cuca » et « Abaporu ». Toute son œuvre met en lumière la culture de son pays natal.

Georgia O’Keeffe (1887–1986) a traversé l’essentiel des aventures artistiques du 20ème siècle. Découverte à travers les photos qu’en fit George Stieglitz (photographe et galeriste), sa peinture, singulière, s’imposa. Dans les années 1920, elle appartient au cercle restreint des inventeurs du modernisme américain, puis participe, dans les années 1930, à la recherche identitaire qui marque les États-Unis, avant de devenir dans les années 1960 une pionnière de la peinture abstraite « hard edge ». Elle est d’abord connue pour ses peintures de fleurs, en plan si resserré — « Inside Red Canna », « White Iris No.7 » « Jack-in-the-Pulpit No. IV » — qu’elles en paraissent abstraites. Elle en a peint plus de deux cents entre les années 1920 et 1950. Certains y ont vu des représentations de sexes féminins — une interprétation qu’elle a toujours réfutée. Installée au Nouveau-Mexique pendant les quarante dernières années de sa vie elle y construit une œuvre inspirée des paysages qui l’entourent. Ses toiles représentant des crânes d'animaux, comme « Ram’s Head and White Hollyhock », peints minutieusement, cherchent à symboliser la beauté du désert. 

Tamara de Lempicka (Tamara Gorska) (1898 - 1980) est une figure majeure de l'Art déco et des Années folles. Elle fréquente les ateliers de Maurice Denis et d’André Lhote, puis vers 1925, encouragée par le galeriste milanais Emanuele di Castelbarco, elle trouve son propre style. Devenue une portraitiste à la mode, elle enchaîne les portraits des représentants de la haute bourgeoisie et de l’aristocratie italienne et française. Avec une stylisation mêlant néo-cubisme et renaissance italienne, ses œuvres, principalement des portraits mondains et des nus féminins, se caractérisent par un modelé accentué, dans une gamme restreinte de couleurs vives et des fonds gris ou noirs. La composition est très resserrée. Le traitement des personnages représentés traduit souvent leur détermination et leur sensualité. Revendiquant sa bisexualité, elle peint la femme comme peu d’hommes l’avaient fait. Ses nus s’apparentent à Gustave Courbet dans leur impudence et leur lascivité. Elle valorise les femmes dont elle ne vante pas uniquement la beauté, mais aussi l'émancipation acquise, dans la haute-société qu'elle fréquente, après la Première Guerre mondiale. Quelques-unes de ses œuvres emblématiques sont « Perspective », « Jeune femme à la robe verte », « Kizette au balcon ».

Lotte Laserstein (1898 –1993) est, en 1927, la première femme à terminer ses études à l'académie de Berlin. Son œuvre reflète les bouleversements de son époque, témoigne de l’émancipation féminine des années 1920. Ses portraits sont réalistes, les regards sont mélancoliques, les figures fragiles, les visages pensifs. Son goût pour la vie contemporaine se retrouve dans la façon dont elle dépeint les femmes. Elles ont les cheveux courts — « Jeune femme russe à la poudrière » — sont vêtues de pantalons souples, sont indépendantes, fières, assurées. C’est le cas dans « La joueuse de tennis ». Elle représente la « Neue Sachlichkeit » (Nouvelle objectivité), un courant artistique opposé à l'expressionnisme et qui s'est épanoui durant la République de Weimar. Dans « Un soir sur Postdam », elle exprime, dans une réinterprétation de « La cène », l’atmosphère incertaine et la mélancolique de l’époque. En 1933, l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler met un terme à sa carrière. Les lois anti-juives nazies lui interdisent d'exposer, d'enseigner, et plus généralement toute vie publique. En 1937, elle s’exile en Suède. Lotte Laserstein exprime cette souffrance de l’exil dans son tableau « Conversation du soir ». Elle s’y représente, entourée de quatre autres personnes qui, comme elle, ont fui l’Allemagne nazie. Ils sont saisis dans une obscurité, l’air aussi grave que leur conversation doit l’être. Après-guerre, la mode est à l'abstrait, elle reste en dehors des courants artistiques du moment.

Alice Neel (1900 - 1984), radicale, membre du parti communiste, n’a cessé de peindre les marginaux de la société américaine, ceux et celles qui sont écartés en raison de leurs origines, la couleur de leur peau, leur excentricité, leur orientation sexuelle ou encore pour leur engagement politique. Traversant les périodes de l’abstraction, du pop art, de l’art minimal et conceptuel, elle est restée fidèle à la peinture figurative. Snobée par le milieu de l'art et surveillée par le FBI elle va sortir de l'ombre au début des années 70, grâce au mouvement féministe. Elle est l’une des plus grandes portraitistes du 20ème siècle. Ses portraits se caractérisent par un réalisme cru comme par exemple : « Andy Warhol », « Autoportrait » ou encore « La Famille Espagnole ». Elle est l’une des rares à avoir abordé la mort « T.B. Harlem » ou la maternité sans tabou « Femme enceinte ». Son œuvre sera seulement reconnue du monde de l’art à la fin des années 1970.

Paula Rego (1935 - 2022) née à Lisbonne, elle quitte, adolescente, le Portugal et la dictature de Salazar, pour faire ses études à Londres où elle passera sa vie. Elle a côtoyé Francis Bacon, Lucian Freud, Frank Auerbach et David Hockney. Si les études de genre ont un sens en histoire de l’art, c’est bien dans celui de Paula Rego, et son travail ne se comprend que dans le cadre patriarcal du Portugal et de l’Angleterre des années 1950 à 1970. Puissante et baroque, son œuvre mêle la réalité et l’autofiction au fantastique. Ses tableaux narratifs et grinçants évoquent la condition féminine dans des scènes étranges défiant les institutions politiques et familiales et affirmant ses engagements sociétaux progressistes. Les tableaux « Love », « Les bonnes » et la série « Avortement » par exemple illustrent la démarche de l’artiste.

Maria Viera da Silva (1908–1992), est parmi les nombreuses femmes qui ont participé à l’histoire de l’art moderne portugais, sans doute la plus célèbre. Tout en s’imposant aussi comme l’une de ses figures les plus originales, hommes et femmes confondus ! Elle développe, à partir des années 1930, une peinture architecturée et quasi abstraite, inspirée de l’atmosphère des villes, des bibliothèques ou des théâtres qu’elle visite. Elle réinvente des espaces aux perspectives impossibles, marquées par des labyrinthes de damiers rappelant tout à la fois les azulejos et des échiquiers — « Paris la nuit », « La partie d’échecs ». Elle s’impose comme l’une des figures majeures de l’abstraction d’après-guerre, déployant dans des compositions en grille sa peinture complexe d’inspiration architecturale. Cependant, malgré les apparences, ses œuvres ne sont jamais totalement abstraites. Leurs titres nous donnent des indices : « La Grande chambre bleue » figure un intérieur couvert de mosaïque.

Frida Kahlo (1907 – 1954), icône de l’art mexicain, a fait de sa souffrance un moteur de sa création. Sa vie a été frappée par le sceau du malheur, entre un terrible accident qui la laisse meurtrie, son mariage houleux avec l’artiste Diego Rivera et son impossibilité à devenir mère. Son style est avant tout celui d’une femme libre, engagée et inspirée par les traditions populaires de son pays. Son langage — proche à certains égards de celui des surréalistes — mêle des références biographiques et des éléments symboliques ou oniriques. L’autoportrait est un de ses sujets de prédilection, faisant de son œuvre l’expression d’une infinie résilience : « Autoportrait aux cheveux coupés », « La colonne brisée », « Viva la Vida ! ». Ses tenues, sa maison bleue, ses collections d’objets folkloriques font aussi partie intégrante de son univers artistique éclatant de couleurs et célébrant la culture mexicaine.

 

 

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