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La trahison des images, René Magritte

et le surréalisme belge 

 

Durant son enfance, René Magritte fait face à une catastrophe émotionnelle, le suicide de sa mère.

Il s’inscrit à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Il intègre ensuite l’atelier de Pierre-Louis Flouquet, peintre et poète belge sensible à l’abstrait qui l'initie au futurisme et au cubisme.

En 1924, Magritte exprime son intérêt pour le dadaïsme au cours d’un premier bref séjour à Paris. En 1927, il y rencontre les surréalistes Paul Eluard, Salvador Dali et André Breton. De tous ces surréalistes, Magritte n’adhère pas à la psychanalyse. Il est davantage intéressé par les symboles, les images énigmatiques et métaphoriques, parfois même humoristiques. Ces œuvres, fonctionnant souvent comme des rébus, mettent en exergue notre manque de discernement entre la réalité et les images mentales engendrées par notre esprit.

Le surréalisme est défini en 1924 par André Breton[1] comme un « automatisme psychique pur, par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale ». Le surréalisme repose sur la conviction qu'il existe une réalité supérieure dans certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, comme entre autres la toute-puissance du rêve ou le jeu désintéressé de la pensée. Il se plaît aux rapprochements inattendus entre des termes apparemment inconciliables, de façon à faire jaillir un sens neuf ou, comme le dit Breton, « une lumière particulière, lumière de l'image ».

Quelques tableaux remarquables et emblématiques de l’œuvre de René Magritte

Le Jockey Perdu, 1925-1926

Cette image d'un cavalier galopant dans une étrange forêt de bilboquets, a été influencée par les collages de Max Ernst et les tableaux de Giorgio de Chirico. Le jockey est apparu pour la première fois en 1925-1926 dans un papier collé, puis dans une huile sur toile, avant d’être dépeint dans une série de gouaches du même nom. Ce sujet atypique se trouve être le premier que l’artiste a décliné sous plusieurs médiums et fait partie des plus significatifs de son œuvre. Au début des années 1920, Magritte était employé comme concepteur de décors par le Théâtre du Groupe Libre à Bruxelles et certains affirment que l'idée des rideaux, que l'on retrouve dans Le Jockey perdu comme dans bon nombre de ses œuvres, viendrait de cette expérience. Dans les premières déclinaisons de l'œuvre, on peut d'ailleurs apercevoir le jockey sur une scène de théâtre encadrée de rideaux, tandis que des bilboquets parsèment les planches. Les bilboquets, éléments phares de son œuvre comme l'étaient les mannequins pour De Chirico, ont l'apparence d'arbres donc l'écorce serait gravée de notes de musique.

La Clef des songes, 1927

Ce tableau représente quatre cases, avec dans chacune une représentation et un mot. Pour trois des quatre objets, il n'y a pas de lien entre l'objet et le mot (un sac est identifiée comme Le ciel, un couteau comme L’oiseau, une feuille d’arbre comme La table), seul le quatrième objet (une éponge) est identifié « correctement ».

Les Amants, 1928

Dans cette toile, il met en scène un couple enlacé s’embrassant au travers d’un drap blanc recouvrant leur tête. Le genre des personnages est seulement distinguable grâce à leurs vêtements. La femme porte une robe rouge, et l’homme qu’elle embrasse, un costume noir. Le couple prend toute la place dans la toile. Il se situe au premier plan. Mais l’élément incontournable de l’œuvre — sans lui la toile n’aurait aucun sens — c’est ce drap blanc qui recouvre les visages des deux personnages. Ces draps blancs donnent tout son sens à l’œuvre : c’est l’élément le plus important, sans lui le tableau afficherait un caractère plus banal et évident. Beaucoup de critiques d’art ont fait le parallèle avec le voile retrouvé sur le visage de sa mère à la suite de son suicide mais ces deux visages recouverts par un drap peuvent ainsi susciter d’autres interprétations.

La Trahison des images, 1929

Avec ce tableau Magritte parachève la démonstration en expliquant : « ni l’image ni les mots ne sont une pipe et tous deux sont des signes arbitraires ». « La fameuse pipe, me l’a-t-on assez reprochée ! Et pourtant, pouvez-vous la bourrer ma pipe ? Non, n’est-ce pas, elle n’est qu’une représentation. Donc si j’avais écrit sous mon tableau « Ceci est une pipe », j’aurais menti ! » ! 

Le viol, 1935

Ce tableau représente un visage composé avec un buste féminin : les yeux sont des seins, le nez est un nombril et la bouche est un sexe. Avec cette anatomie où les organes sexuels envahissent le visage féminin exprime la brutalité du désir.

La lampe philosophique, 1936

Magritte se représente le nez plongé dans une pipe. Cette posture fait référence à Pinocchio, figure universelle du mensonge. À ses côtés, une bougie allumée symbolise la lumière de la philosophie. Avec ce tableau Magritte nous interpelle : « Je ne suis pas dupe de vos illusions. »

La durée poignardée , 1938

C’est la représentation d’une locomotive émergeant d’une cheminée. L’arrière-plan est le salon typique d’une maison bourgeoise. Cette toile interroge sur le temps qui passe. Le sentiment de durée est-il plus réel en se concentrant sur le va-et-vient de la trotteuse d’une horloge ou en expérimentant un voyage en train ? La question est laissée en suspens au beau milieu du salon.

L’empire des lumières, 1949 - 1964

Série de tableaux composée de 16 peintures à l'huile et de 7 gouaches peints entre 1949 et 1964.

Sur cette toile est représentée une maison dans la nuit. La toile n’est éclairée que par deux fenêtres allumées à l’étage et un réverbère, mais aussi par le reflet de ces lumières dans un point d’eau situé devant la maison. Il s’agirait donc d’une scène nocturne. Mais dans la partie supérieure, le ciel bleu aux nuages blancs est un ciel diurne. Magritte a juxtaposé deux réalités paradoxales, qui ne coexistent jamais et c’est ce qui crée cette impression d’étrangeté inquiétante.

Le fils de l'homme, 1964

Dans ce tableau Magritte représente un homme debout devant un mur. Derrière lui, s’étend un paysage marin. Il a une pomme verte devant le visage. On ne voit que l’œil gauche de l’homme qui porte une veste noire et un chapeau melon. Ce pourrait être un autoportrait de l’artiste.

La pomme fait elle référence au fruit du Jardin d’Eden ? On peut se poser la question car cette toile possède une seconde référence biblique. « Le Fils de l’Homme » est une expression redondante dans le Nouveau Testament pour désigner le Christ, Dieu fait homme pour sauver l’humanité du péché originel.

 

 

 

 


[1] Manifeste du surréalisme

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