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3 octobre 2026 au 3 janvier 2027, itinérance de l’exposition « Tarz. Broder au Maroc Hier et Aujourd’hui »

Le 30 juillet 2026, le ministère de la Culture attribuait une subvention de 15 000 € pour soutenir l’itinérance de l’exposition « Tarz, broder au Maroc, hier et aujourd’hui » au Musée des Oudayas (musée national de la parure) à Rabat au Maroc.

Ce financement est destiné :

- au transport des œuvres depuis la France jusqu’au Musée des Oudayas, comprenant la fabrication d'une caisse de transport ainsi que les formalités administratives et douanières ;

- au commissariat scientifique assuré par Fatima Lévèque ;

- au déplacement des brodeuses pour l’inauguration de l’exposition.

L’exposition « Tarz. Broder au Maroc Hier et Aujourd’hui » organisée en 2022 au Musée d’Angoulême avait pour la première fois mis à l’honneur sa collection de broderies marocaines – provenant pour l’essentiel de l’ancienne collection Prosper Ricard. Des spécialistes avaient croisé leur expertise pour appréhender cet art dans sa grande diversité formelle ainsi que ses évolutions au fil des siècles. Des institutions nationales et des collectionneurs avaient mis à disposition leurs collections pour compléter le panorama que les seules collections angoumoisines ne pouvaient couvrir. Par ailleurs, des créations originales de l’artiste Fatima Lévèque, réalisées à ses côtés par deux ateliers marocains, avaient fait de cette exposition un dialogue fécond et original entre collection patrimoniale et création contemporaine.

A l’époque, dans la continuité de son financement en 2019 de l’inventaire du fonds de broderies du Maghreb du Musée, l’association avait contribué à la publication d’un album jeunesse, Mia, créé par l'autrice Agathe di Stefano.

Cette exposition a été pensée pour tous les publics. Elle permet une reconnexion des collections françaises à leur source, une rencontre des collections marocaines, une mise en lumière du travail des spécialistes marocains de la broderie et de plusieurs associations de brodeuses marocaines qui ont contribué à ce projet.

 

L’intégration des « nouveaux récits » dans l’approche muséale,

un regard croisé avec Boréalis, Musée de l’industrie papetière à Trois-Rivières au Québec

 

L’association en partenariat avec le Musée du papier a répondu à un appel à candidatures relevant de l'Accord intergouvernemental entre la France et le Canada pour la coopération et les échanges dans le domaine des musées. Le projet a été retenu par le ministère de la Culture qui a octroyé le 2 juillet 2026 une enveloppe financière 6 530 €.

Il s’inscrit dans la continuité des démarches ayant abouti en 2024 à l’inscription au Patrimoine Culturel Immatériel français des savoir-faire, connaissances et pratiques liés aux papiers faits main en France, action soutenue par l’Association « GERMA- Amis des Musées ». Ce projet s’articule autour de trois thématiques :

- apaiser les mémoires et redonner de la fierté à l’industrie papetière qui s’enorgueillit en Angoumois de plus de cinq siècles d’histoire ;

- croiser les recherches et mutualiser connaissances, compétences, outils et ressources ;

- valoriser, grâce aux outils numériques, ces « nouveaux récits ».

20 mars 2026, INSIGNIA, première journée d'étude

 

 

 

Le Germa - Amis des Musées soutient le projet de recherche « Insignes et objets découverts dans les sépultures des prélats en Aquitaine au Moyen Âge » coordonnée par Mme Isabelle Cartron médiéviste à l’Université de Bordeaux et participe à son financement.

Des actions de valorisation, de médiation et de diffusion des connaissances sont au cœur du projet. En fin de projet, en 2028, des actions de valorisation fortes sont prévues.

- Une exposition d’intérêt national au musée d’Angoulême : « Sacrés objets : insignes et objets de l’Église d’Aquitaine ». Elle visera à présenter au grand public les résultats du programme. Des objets, issus des musées partenaires, y seront rassemblés et une partie de l’exposition sera consacrée aux collections du musée d’Angoulême (sépultures des évêques retrouvées au XIXe siècle dans la cathédrale voisine). Les crosses, découvertes en 2014 et 2015 dans des sépultures de l’abbaye de Nanteuil-en-Vallée, seront mises en valeur puis intégrées parmi les collections permanentes du musée. Ces trésors du Moyen Age s’invitent en regard du trésor de la cathédrale, mis en valeur depuis 2016 par l’artiste Jean-Michel Othoniel. L’exposition fera la part belle aux nouvelles technologies suivant des dispositifs déjà en place au musée d’Angoulême pour d’autres collections.

- Un catalogue d’exposition sera édité et permettra de valoriser le travail scientifique des équipes du projet. D’autres publications à destination du grand public sont envisagées dans la collection « focus » du Pays d’art et d’histoire de Grand-Angoulême.

- Un colloque scientifique en 2028 à Angoulême sur l’histoire de la cathédrale d’Angoulême, monument majeur de l’art roman, et les résultats de l’étude des insignes retrouvés dans les sépultures des évêques.

Le 20 mars 2026, s’est déroulée la première des trois journées d’étude inscrites au programme. Elle correspondait au lancement du projet INSIGNIA qui propose de mener une recherche interdisciplinaire consacrée aux objets et « insignes » mis au jour dans les sépultures des grands prélats d’Aquitaine pendant la période médiévale (notamment entre le Xe et le XIIIe siècle). Au Moyen Age, les funérailles des évêques, abbés et abbesses sont très prestigieuses : souvent inhumés dans leur cathédrale ou leur monastère, ils sont revêtus de leurs insignes qui les accompagnent dans la mort. Ces objets précieux et variés — crosses, anneaux, vêtements, pots à encens et à eau bénite, croix pectorales, calices et patènes... — constituent souvent de véritables trésors artistiques. Il s’agit donc de se focaliser sur ce patrimoine culturel en développant de nouvelles ressources documentaires et scientifiques, qui seront rendues accessibles au grand public. Cette analyse des insignes, depuis leur fabrication jusqu’à leurs fonctions et usages, permettra de mieux connaître les rituels funéraires du Moyen Age et de mesurer en quoi ils constituent une représentation des enjeux de pouvoir de l’Église en Aquitaine.

***

Les différents partenaires :  Ministère de la Culture, Inrap (Institut national de recherche archéologiques préventives), Pays d’art et d’histoire de Grand-Angoulême, Espace d’Architecture romane Saint-Amant de Boixe, Musée d’Angoulême, Musée des Beaux-Arts Agen, Musée d’Aquitaine (Bordeaux), Musée de Cluny (Paris), Musée de la ville de Niort, Musée Sainte-Croix de Poitiers, GERMA Amis du musée d’Angoulême, Société Archéologique et Historique de la Charente, Société Archéologique et Historique du Limousin, Anatex et les entreprises : Xylotree (Saintes), Bulle d’émail Artisan d’art émailleur (Limoges).

19 janvier 2026, don d’une assiette en faïence au Musée d’Angoulême

Une assiette  de grand feu du XVIIIe siècle (vers 1760-1780) à décor d’oiseau dans un médaillon attribuée par Jean-Jacques Armbruster à la fabrique Jucaud ou Sazerac à Angoulême (ø 22,5 cm).

Elle a été acquise pour la somme de 200 €.

19 janvier 2026, don d'oeuvres  de M. Dialibe Konabe au Musée d'Angoulême

 

- Deux carnets de dessins l’un intitulé « Histoire médiévale du Mali » et l’autre « le Récit des origines » ;

- Quatre dessins volants probablement extraits de ces carnets.

Le tout a été acquis pour la somme de 2 100 € (deux mille cent euros).

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